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Une liaison défendue

« Une liaison défendue », c’est l’histoire d’un amour interdit. Une relation adultère entre une jeune femme et un homme marié. Sans porter de jugement, ni prendre parti, on suit l’aventure d’Angèle et de Marc, comprenant ce qui peut parfois pousser des individus à transgresser les lois morales pour connaître la passion.  Ce roman comporte des scènes érotiques, mais retrace aussi avec beaucoup de sensibilité ce que vivent les personnages.

« Une liaison défendue » a participé au concours de l’auteur sans piston des éditions Edilivre 2017 et a fini deuxième au niveau régional -Alsace-.

(Photo de Irkeyn/ shutterstock)

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https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/773276/s/une-liaison-defendue-michele-m-angel/

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Michèle M.Angel Auteure de romans érotico-romantiques

( Photo de Tatchai Montgkolthong/ shutterstock )

Mon nom d’auteur est Michèle M. Angel et j’ai créé ce site pour vous faire découvrir mes livres publiés aux éditions Edilivre.

Au fil des lignes, vous pourrez lire des extraits de mes ouvrages publiés ou en cours de publication.

J’ai débuté par un recueil de nouvelles érotiques ( Instants écarlates ), puis j’ai publié trois romans dans le genre érotico-romantique ( Une liaison défendue,  L’Apprentissage d’Emma et Mess@ge très privé ). J’écris par passion, mais j’aime partager. Pouvoir publier est comme un rêve qui se réalise.

Mon prochain ouvrage, qui sera intitulé « Gisèle » ( à paraître en 2018 ) sera différent des précédents en ce qu’il ne comporte aucune scène érotique. J’ai voulu y raconter l’histoire d’une vie, d’un amour et d’une tragédie.

Bonne découverte.

Plaisirs féminins

Quelle femme ne s’est pas un jour posé la question : « Suis-je clitoridienne ou vaginale ? » Comme si l’un était forcément indépendant de l’autre.

Des années de tabous et d’éducation rigide ont formaté les jeunes filles à ignorer leurs pulsions sexuelles, si ce n’est pas carrément à les diaboliser. Quand un garçon se masturbe, il a accès à tout ce dont il a besoin. En gros, le service trois-pièces est à disposition.

Pour une fille, c’est plus compliqué. Le seul organe visible et accessible est son clitoris ( ou encore l’entrée du vagin, tout au plus ). Difficile de s’entraîner à la stimulation vaginale. Je ne vous fais pas de dessin, les doigts sont trop courts et à treize ans, on ne va pas aller dans un sex-shop pour s’acheter un gode. Alors voilà…pour peu que son éducation le lui permette, la jeune fille va donc se donner ses premiers plaisirs solitaires qui seront à coup sûr clitoridiens.

Au début, c’est comme pour tout, il faut de l’entraînement. Elle mettra quelques mois à se sentir en confiance et détendue, savoir s’il faut effleurer ou appuyer, aller plus vite ou ralentir…bref, à trouver le bon rythme. Mais une fois lancée, elle arrivera à se faire du bien en quelques secondes. En ce qui concerne le plaisir vaginal, elle attendra son prince charmant…hum…ou juste un brave petit gars plein de bonnes intentions.

Arrive le moment fatidique. Le plaisir n’est pas au rendez-vous, parce que la première fois c’est rarement la folie. On est mal à l’aise, ça fait parfois un peu mal, et il ne faut pas oublier que tout cela demande de l’entrainement. Donc : déception. Pour peu que son copain s’y prenne comme un manche, ça ne risque pas de s’améliorer.

La fille oublie parfois que l’apprentissage de la jouissance prend du temps et se rabattra sur un plaisir facile, celui qu’elle connaît bien. Les magazines n’arrangent pas les choses avec leurs rubriques spéciales sexe où l’on peut lire plein de théories sur les femmes clitoridiennes ou vaginales. Et les hommes leur emboîtent le pas, car comme les femmes ne sont pas livrées avec un mode d’emploi, ils s’en tiennent à ce que nous leur disons, ou à ce qu’ils vivent au travers de leurs expériences.

Je ne suis pas en train de réfuter une théorie. Il est possible que certaines femmes soient l’une ou l’autre. Mais je pense que la plupart n’ont pas encore exploré toutes leurs possibilités.

Je me souviens du jour où ma fille, à l’âge de six ou sept ans, avait découvert son clitoris sous la douche. Elle m’avait demandé innocemment :                           « Maman, c’est quoi, ça ? » Je lui ai répondu que c’était son clitoris, un petit bouton magique qui lui donnera accès au plaisir plus tard.

Bien-sûr que ce petit bouton est magique. Non ? Vous ne trouvez pas ? Parce que je trouve qu’il est si intimement lié au plaisir vaginal qu’ils en deviennent tous deux inséparables et même complémentaires. L’un ne va pas sans l’autre. Un plaisir uniquement clitoridien me laissera sur ma faim ( comme un hors d’oeuvre sans le plat de résistance ) et un orgasme uniquement vaginal sera difficile sans stimulation clitoridienne ( sauf si aucun mec ne m’a touchée depuis des mois et que je suis chaud-patate, prête à sauter sur tout ce qui bouge ) Et encore…

Laquelle d’entre nous ne s’est pas caressée pendant un rapport sexuel, afin d’augmenter son plaisir ?                                                                                                    Non ? Vous devriez essayer, Madame. En plus, Monsieur va apprécier les délicieuses contractions qui vont accompagner votre orgasme.

Et puis, il y a ces fois où ça ne marche pas. Il y a des moments où on se met trop de pression, où l’on n’ose pas guider son partenaire, où que celui-ci ne veut pas perdre de temps avec des extras. On a toujours l’option de changer de mec…ou de lui expliquer comment ça marche.

À condition de se connaître soi-même.

 

Première fois

Ella saisit la main de son amant et porta ses doigts à sa bouche. Il la regarda intensément alors qu’elle suçait doucement son index et son majeur.

  • Tu veux encore me donner envie de toi, n’est-ce-pas ?

Ella ne répondit pas, mais continua son petit jeu. 

Elle avait soudain une envie irrésistible de prendre le sexe de son amant dans sa bouche, chose qu’elle n’avait jamais osé faire avec son ex petit-ami. Avec David, elle s’était un peu aventurée à l’embrasser en le masturbant, mais avait eu peur d’être maladroite. Le jeune homme, qui s’était aperçu de son manque d’expérience, avait chuchoté :

  • Ne fais rien dont tu n’as pas envie. Attends d’être prête.

Maintenant, le désir de lui prodiguer cette caresse buccale devenait une évidence, comme une pulsion soudaine qu’elle n’avait aucune envie de réfréner.

Elle descendit vers le ventre de David et le jeune homme devina ses intentions.

  • Tu…tu es sûre de le vouloir ? fit-t’il dans un souffle.

Mais il ne reçut pour seule réponse qu’un regard gourmand de sa maîtresse. Surpris, il regarda Ella saisir sa verge entre ses doigts, puis glisser entre ses jambes pour caresser ses testicules.

Il ne lui fallu que quelques secondes pour sentir une nouvelle érection.

Ravie, la jeune femme se mit à effleurer son mât du bout de sa langue, comme si elle dégustait  une sucette. Le goût légèrement iodé lui plut et elle s’attarda sur le gland, enroulant sa langue autour.

David soupira :

  • Oh ! Tu fais ça bien…continue.

Encouragée, Ella poursuivit un instant, avant de prendre son sexe dans sa bouche. Il avait une texture si douce qu’elle le savoura réellement, surprise d’aimer autant ce jeu. Son amant était à genoux devant elle et elle leva son regard vers lui une nouvelle fois. David avait les yeux mi-clos et sa respiration était devenue plus saccadée. Il posa une main sur sa tête pour l’inciter à continuer.

Fière de pouvoir donner ainsi du plaisir à l’homme qu’elle aimait, elle devint plus inventive. Ses mains coulissaient autour du sexe de David, pendant que sa langue en titillait le bout, puis ses doigts descendaient vers ses bourses pour les flatter à nouveau. Elle suivait les paroles d’encouragement et les gémissements de son amant, s’arrêta un instant quand il lui demanda d’aller moins vite. Loin de trouver cette situation dégradante, elle appréciait au contraire d’être la maîtresse d’un jeu dans lequel elle avait le pouvoir de rendre un homme fou et l’amener à la jouissance. Ella prenait conscience de son pouvoir érotique.

Elle engloutit une nouvelle fois la verge du jeune homme, en accélérant les vas et viens de sa main. David gémit plus fort :

  • Oh ! Attends…je…je vais jouir.

Mais Ella ne s’arrêta pas. Elle voulait aller jusqu’au bout. Elle sentit les frémissements de son amant, juste avant qu’un liquide chaud et épais n’emplisse sa bouche.

 

Jeux de séduction

Ella observa David dans la semi-obscurité, alors que les reflets lumineux de la boule à facette dansaient autour d’eux. Accoudé à la table, il tenait son verre en balayant la salle du regard. Elle remarqua que ses doigts étaient longs et fins et ses ongles bien coupés. Des mains faites pour donner du plaisir à une femme.

Elle se mordit la lèvre inférieure à cette pensée, au moment même où David tourna ses yeux vers elle.

  • Tu es belle quand tu fais ça ! souffla-t’il. Ça te donne un air terriblement coquin !

Ella sentit un frémissement entre ses cuisses et serra les jambes, gênée. Se peut-il qu’un homme puisse vous mettre dans un tel état ?

Elle ne répondit pas, mais soutint son regard. Quelques secondes passèrent. Soudain, une idée spontanée traversa l’esprit de la jeune femme.

  • Je veux danser !
  • Quoi ? Sur cet air-là ? 

La chanson qui passait avait un rythme à la fois lent et sensuel. Le choix d’Ella était délibéré. Elle avait envie de séduire David, elle voulait qu’il ressente le même désir brûlant qu’elle ressentait quand il posait ses yeux sur elle.

  • Si tu ne viens pas, j’y vais seule ! 

Et elle se lança sur la piste. David ne la quitta pas du regard, alors elle se mit à onduler doucement au son de la musique.

Rien ne l’arrêterait, elle le savait. Quelles qu’en soient les conséquences, elle décida d’aller au bout de ce jeu qu’avait instauré David. Car il ne faisait aucun doute qu’il jouait au jeu de la séduction et Ella décida qu’il était temps de lui rendre la pareille. 

Elle bougea les hanches avec un sourire provoquant, sans quitter son compagnon des yeux.

L’attitude de David changea à cet instant. Le regard caressant se fit plus insistant et son sourire prit un air presque carnassier. Ella en frissonna et songea :

– Je danse pour toi, pour que tu me désires.

Elle ferma les yeux. Le rythme la portait et les secondes devinrent des minutes.

Soudain, elle sentit des mains se poser sur ses hanches et un corps se coller contre le sien. 

Ella rouvrit les yeux et vit le visage de David tout près du sien, si près qu’elle sentit son souffle chaud effleurer ses lèvres.

  • Je devrais te botter les fesses pour ton comportement, tu sais ça ?
  • Humm ! Ah oui ?
  • Oui. Tu me provoques.
  • Ah bon ? fit Ella d’un air faussement ingénu.
  • Ne fais pas l’innocente, répondit David sur un ton qui se voulait sévère. Tu sais qu’en dansant comme ça, tu vas me rendre fou.
  • Ah oui ? répéta Ella, amusée.

Elle sourit en rapprochant son bassin de celui de David, frottant son ventre contre le sien. Elle avait conscience de l’effet que ça allait avoir sur lui.

  • Tu continues ! lâcha-t’il. Tant pis pour toi !

Et il plaqua ses lèvres sur celles d’Ella.

  • Enfin ! pensa la jeune femme.

Gisèle

: https://www.edilivre.com/gisele-michel-m-angel.html

Là, il s’agit d’une histoire d’amour. Impossible, tourmentée, contrariée, mais éternelle. La vie de Gisèle est rude, mais elle ne perd jamais courage. Entre 1954 et 1998, vous accompagnerez l’héroïne dans ses rêves, ses espoirs, ses passions, ses désillusions et ses drames. Ce roman ne comporte pas de scènes érotiques et est donc adapté à tout public.

Mon avis sur la pornographie

S’il est une chose vieille comme le monde, c’est l’attrait de l’humain pour les choses du sexe. Et c’est naturel, par ailleurs.  Je me souviens d’un professeur, pendant un cours d’éducation sexuelle, qui nous avait dit : « Si c’est si bon, c’est pour qu’on recommence. Nous sommes programmés pour nous accoupler. » Vision très peu poétique, je l’admets, mais assez réaliste. Le sexe agit comme une drogue. Une fois qu’on y a goûté, on est accro. Mais je parle d’une chose que j’ignore…je n’ai jamais pris de drogue.

La pornographie titille notre côté voyeur. Admettons-le, nous avons tous déjà regardé ce genre de vidéo ou de film. Notre excuse est parfois celle de satisfaire notre curiosité. Les plus honnêtes ( ou les plus audacieux ) diront même que ça excite un peu leur libido. Comme on dit : il n’y a pas de mal à se faire du bien. Je reconnais que certaines vidéos ont déjà inspiré quelques-uns de mes récits érotiques ( en plus de mes expériences personnelles, bien-sûr ). Mais il est très compliqué de trouver LA bonne vidéo, celle qui alimentera mes fantasmes. C’est même presque mission impossible. La majorité, malheureusement, manque singulièrement de respect à la gent féminine : entre la femme objet prise de force et la « salope qui aime se faire tringler », il n’y a aucune place pour la femme qui aime simplement faire l’amour et qui choisit librement ses partenaires. Les seuls films qui tiennent compte du désir et du plaisir féminins sont les vidéos lesbiennes. C’est un comble pour moi, hétérosexuelle qui n’a jamais été attirée par une femme, de dire cela. Toute une éducation à refaire, donc…

Parlons-en, de l’éducation.

J’ai participé, il y a quelques années, à un forum sur la sexualité. Je répondais souvent à des jeunes, parfois des adolescents, aux questions existentielles qu’ils se posaient. Un gamin de dix-neuf ans ( pardon, il est majeur, mais quand-même…) me racontait que sa copine s’était moquée de lui parce qu’il avait un pénis de douze centimètres. Résigné à rester puceau car traumatisé par l’humiliation qu’il avait vécue, il m’avouait être très complexé depuis. La violence de l’injustice que ce garçon avait subi m’avait touchée. Comment une jeune conne peut-elle à ce point démolir son petit-ami ? J’ai répondu au garçon qu’il était, au contraire, tout à fait dans les normes acceptables et que sa copine devait arrêter de se goinfrer de vidéos pornos pour tâter la vie réelle.

Une autre jeune fille m’avait parlé de son projet de « le faire » avec son copain et que pour leur première fois, elle avait prévu « la totale », à savoir : fellation, suivi de pénétration vaginale pour finir en sodomie. La gamine était vierge, je précise. Surprise et choquée, je lui ai demandé pourquoi elle ne laissait pas juste les choses se faire au gré des désirs. Elle m’a répondu que c’était comme ça que les jeunes envisageaient leurs relations sexuelles de nos jours.

Rassurez-moi…c’est faux, j’espère ?

Non, je dis ça parce que moi, j’appartiens à une génération qui a découvert la sexualité dans la relation avec l’autre. À la fin des années 80…comment dire ? Accéder au porno était un parcours du combattant. Si tu n’avais pas Canal+ décrypté, tu devais essayer de deviner les positions des acteurs entre les brouillages parasites ( et je ne parle même pas du son ). Sinon, il fallait te rendre au club vidéo le plus proche, aller tout au fond de la salle, là où il y avait un panneau rouge indiquant +18ans, entrer dans l’espace très fermé dédié au porno et trouver la K7 vidéo convoitée. Mais ça ne s’arrêtait pas là. Il fallait surmonter ta honte en te dirigeant vers la caisse, montrer ta pièce d’identité ( pour rester discret, on fait mieux ) et affronter le regard accusateur de la vendeuse. Bref ! La plupart du temps, on laissait tomber.

Du coup, la première fois que j’ai vu un pénis en érection, c’était celui de mon petit-ami, le soir où j’ai perdu ma virginité. Bah oui…c’est sûr, ça déstabilise. C’était un peu comme de voir un O.V.N.I en vrai après en avoir entendu parler. En même temps, faisant partie d’une génération de terrain ( et non virtuelle ), je m’étais entraînée au flirt, frottements langoureux et autres caresses avant de passer à l’acte. Mais quand-même. Jamais il ne me serait venu à l’esprit de proposer à mon mec : « Bon, alors on fait la totale fellation-sodo-levrette pour notre première fois ? » Je crois même que je ne devais pas trop savoir ce que c’était, d’ailleurs. On commençait par le début. Classiquement, le garçon abordait la fille, l’invitait à boire un verre, et si la fille était séduite, elle donnait son numéro de téléphone ( pas de 06 à l’époque, donc on pouvait donner un numéro bidon si le mec était relou ). Quand le prochain rendez-vous était fixé, et si la fille était vraiment conquise, le gars pouvait espérer conclure. ( Mais pas si vite, hein. D’abord on s’embrasse et on se revoit plus tard. ) Quand arrivait le moment de passer au plat de résistance, du moins en ce qui me concernait, le garçon se comportait avec beaucoup de respect et d’égard. Aucun ne m’a jamais demandé une chose que je n’étais pas prête à lui donner. Je n’ai jamais eu le sentiment d’être un objet.

Mais j’ai l’impression que pour une partie des ados d’aujourd’hui, les vidéos pornos sont comme des tutos, où ils vont apprendre comment faire. Or, rien n’est plus faux. Quand je vois, par exemple, des vidéos sur la fellation, ça m’inquiète pour eux. Franchement, si un mec m’avait chopée par les cheveux pour m’enfoncer sa queue dans la gorge, je l’aurais envoyé aux urgences avec un bout de gland en moins ! Un minimum de respect, quand-même ! Suis-je une vieille réac’ ?

Extrait de « Mess@ge très privé »

La porte d’entrée claqua et elle entendit les pas de Bernard dans le vestibule.

– Bonsoir chérie ! lança-t-il en l’apercevant lorsqu’il passa devant la porte ouverte du bureau.

– Bonsoir, répondit Karine. C’était bien le tennis avec Paul ?

– Oui, je lui ai mis une raclée !

Le ton enjoué de son mari lui indiqua qu’il était ravi de sa victoire et que cela l’avait requinqué.

Il s’approcha, se plaça derrière elle et saisit sa poitrine qu’il se mit à pétrir à pleines mains.

– Tout ça m’a donné envie de réaliser d’autres exploits, susurra-t-il.

 

Karine réprima un mouvement de surprise. Elle était si peu habituée à ce que son mari soit d’humeur coquine qu’elle eut de la peine à y croire.

Elle pivota légèrement et leva les yeux vers lui.

– Eh bien ! Je vais demander à Paul de te laisser gagner plus souvent, si ça te donne envie de moi !

Bernard perçut l’allusion ironique dans la réflexion de sa femme mais ne la releva pas.

– Non. Si je gagnais à chaque fois ça n’aurait plus le même effet.

Il se mit à l’embrasser dans le cou et murmura :
– Viens, on monte dans notre chambre.
– Pourquoi ne pas le faire ici ? Les enfants sont absents. Bernard observa son épouse d’un air légèrement perplexe avant de demander :
– Ici ? Sur ton bureau ?
– Bah oui ! Pourquoi pas ?
– Si ça peut te faire plaisir, répondit-il d’un ton résigné.
– C’est tout ce que ça te fait ? s’agaça Karine. Tu n’as pas plus d’imagination que ça ? Tu n’as jamais envie de casser notre routine ?

Bernard soupira.

– Tu me reproches souvent de n’avoir pas assez envie de te faire l’amour, d’être toujours fatigué et maintenant que je te le propose…

– Tu me proposes quoi ? s’énerva Karine. Un missionnaire dans notre lit ?

– Oui ! Eh bien quoi ? s’emporta Bernard. Qu’as-tu contre le lit ? Ça ne suffit plus à Madame ? Il lui faut des baignoires remplies de Champagne pour l’émoustiller ?

Karine balaya la dernière réflexion d’un signe de la main.

 

– Laisse tomber ! se contenta-t-elle de répliquer avant de quitter la pièce.

Elle alla dans la salle de bain, fit couler l’eau chaude dans la baignoire et y versa le bain moussant.

– Du Champagne ! marmonna-t-elle. N’importe quoi !

Quand la baignoire fut bien remplie, elle retira ses vêtements et se laissa glisser dans l’eau chaude parfumée.

Cela faisait longtemps que Bernard et elle ne s’étaient pas disputés.

Ils étaient tous les deux d’un tempérament posé et s’emportaient rarement. Ce désaccord révélait à quel point la tension entre eux était devenue insupportable.

Quelques semaines auparavant, cette querelle l’aurait bouleversée.

Aimer

Il y a de nombreuses années, un ami m’avait dit :  » En se donnant à trop d’hommes, une femme se disperse et se perd, c’est comme si elle était une feuille qu’on déchire et dont on laisse les morceaux s’envoler aux quatre vents. Il ne lui reste plus rien » À l’époque, j’avais vingt ans, très peu de connaissances des choses de l’amour, et je l’ai cru.

Aujourd’hui, je sais qu’il avait tort…du moins en ce qui me concerne. Bien-sûr, multiplier les partenaires sexuels d’un soir peut laisser un goût amer d’inachevé. Mais la vie m’a donné la chance d’aimer les hommes. Certains m’ont déçue, d’autres m’ont enseigné et guidée. Tous m’ont apporté une richesse, celle de l’expérience. Je n’ai jamais regretté d’avoir aimé avec mon coeur et avec mon corps. Car c’est bien d’érotisme qu’il s’agit. La relation physique est bien au-delà d’une simple mécanique. Elle transcende nos peurs et nos doutes. La passion est un risque qu’il faut prendre pour se sentir vivant et vibrant.

C’est aux hommes que j’ai aimés que je dois mes écrits d’aujourd’hui, mais aussi à ceux que je n’ai pas pu approcher…ceux qui m’ont fait rêver, fantasmer. Ils m’inspirent chaque jour.

Chaque instant d’amour vécu est comme une pièce qu’on rajoute à un puzzle et qui dévoile la beauté de l’être. C’est ainsi que les hommes m’ont complétée.

N’hésitez jamais à aimer, on ne vit qu’une fois.

Michèle M.Angel